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Article réactualisé 

Bob Dylan aux Saintes Maries de la Mer… Après Van Gogh, je découvre qu’un autre de mes héros est passé par les Saintes… Dans le film de Martin Scorsèse consacré à la Rolling Thunder Review, j’entends Dylan dire qu’il s’est rendu au pèlerinage des gitans aux Saintes Maries de la Mer…
Plus qu’étonné, je fais des recherches pour repérer la date exacte de son séjour, et je découvre qu’il existe un livre écrit récemment par Robert Martin, un des participants de ce voyage. Je commande l’ouvrage et je lis avec intérêt son passionnant récit que je complète en puisant dans diverses biographies et interviews de Dylan. C’est ainsi que j’ai pu reconstituer cette road movie incroyable où, comme pour Van Gogh, il est aussi question de peinture…

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Dylan aime peindre. Après son accident, il allait toutes les après-midis chez Bruce Dorfman, un voisin peintre, pour apprendre les rudiments de la peinture. Chagall, particulièrement, l’a attiré.  Il peindra la pochette de son album Self Portrait en 1970 et celle de Planet Waves sorti en janvier 1974. Au printemps 1974, cherchant à se perfectionner, il passe deux mois dans le studio de Norman Raeben, un professeur d’art, un homme étrange, fils du célèbre écrivain yiddish Sholem Aleichein : « Je ne savais pas peindre. Mais il ne s’agissait pas de cours de peinture, ni même de leçons d’art. Il voyait en vous, et il vous disait qui vous étiez sans s’embarrasser de préjugés (…) Tout cela m’a changé. Je rentrais à la maison après les cours et Sara ne m’a plus compris depuis ce jour là (…) J’ai déjà rencontré des magiciens, mais cet homme là était le plus puissant des magiciens que j’ai jamais fréquentés. C’était une sorte de guide où quelque chose comme ça. » Dylan
Ses dessins, à l’époque, tiennent plutôt d’un carnet de croquis, de choses prises sur le vif. On y voit une quantité étonnante de routes en perspective ou de voies de chemin de fer. Cette obsession pour la route est très présente dans plusieurs chansons : On  the road again, 1965, Highway 61, 1965, In the dark side of the road... Elle renvoie aussi à son identification à Woody Guthrie, sa seule idole. Dylan depuis sa première fugue, aime la route, raison pour laquelle il ne cesse de faire des tournées, on a même parlé d’un « Never ending tour ».

 

En 1974, à la parution de Planet Waves un album enregistré avec The Band, Dylan repart sur les routes. Un nouveau rythme sex drugs and rock.  Sara reste avec les enfants sur la côte ouest, lui à New York.
L’été 1974, sa relation avec Sara, son grand amour pour laquelle il a écrit « Sad eyed lady of the lowlands » qu’il considère comme sa meilleure chanson, se délite. Il vit avec elle depuis dix ans (elle lui a donné quatre enfants). Il semble que Sara veuille le quitter. On ne connaît pas les raisons de cette séparation, mais on sait par Joan Baez que Dylan n’est pas facile à vivre et qu’il y a toujours des filles qui lui tournent autour. Il semble qu’il ait en même temps d’autres « amitiés amoureuses » (Joan Baez, le mannequin Edie Sedgwick, muse de Warhol…).

Bob Dylan vit très difficilement cette séparation dont il ne veut pas, et l’album Blood on the tracks qu’il écrit alors porte la marque de cette douleur. Presque toutes les chansons évoquent sa peine et son courroux. Il critique violemment Sara, la traite même d’idiote (« tu es une idiote chérie, il est étonnant que tu saches encore respirer »), mais il ne cesse de la supplier de rester.

Phil Ramone, ingénieur du son, musicien et ami de Dylan analyse  : « Je pense qu’il a vécu cet enregistrement comme une sorte de catharsis, comme s’il déversait son âme directement sur la bande ».

Dylan dira plus tard ne pas comprendre le plaisir que ses fans peuvent avoir à écouter un album si torturé correspondant à une période particulièrement douloureuse de sa vie.
Mais c’est justement sa sincérité, sa vérité qui font de cet album un pur chef d’œuvre.

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Il finit de l’enregistrer quand Stevie, une jeune femme qui travaille pour CBS lui montre le port folio de son ex-petit ami, le peintre français David Oppenheim.  Les peintures et dessins de David enthousiasment Dylan : « Ce mec, c’est mon frère spirituel ». Il choisit deux dessins pour la pochette de l’album et le contacte par l’intermédiaire de CBS.

Le sombre Blood on the tracks (du sang sur les voies), enregistré entre septembre et décembre 1974, sort le 17 janvier 1975. 

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Dylan veut rencontrer David Oppenheim et voir ses peintures. Peut-être cherche-t-il un nouvel enseignement ? Il décide de lui rendre visite. Le Jeudi 22 mai 1975, CBS prévient David par téléphone de l’arrivée de Dylan.

De l’aéroport de Paris, où Yannick, une traductrice, secrétaire de direction chez CBS l’attend, ils prennent la route pour le village de Haute Savoie où David Oppenheim vit dans une vieille ferme de montagne. Chez David vit Robert Martin, un ami étudiant aux Beaux Arts qui lui donne un coup de main pour réparer son électricité. Tous deux accueillent Dylan au milieu de la nuit. Après de brefs échanges, fatigués, ils vont se coucher. Le lendemain, Dylan s’intéresse de près au travail de David qui lui montre toutes ses toiles.
Quelles relations y-a-t-il entre la peinture de Dylan (qui, à cette époque, tient plutôt d’un carnet de route ou de voyages) et celle d’Oppenheim, maîtrisée, porteuse d’une vision… Qu’est-ce que Dylan a vu dans ses œuvres ? A-t-il été influencé par la suite ? Le livre de Martin ne dit rien des discussions entre Oppenheim et Dylan.
David  précise que Dylan n’est pas causant, mais prend beaucoup de notes sur un petit carnet qu’il a toujours avec lui. Il leur parle néanmoins de Rubin « Hurricane » Carter, un boxeur accusé injustement de meurtre. Il a d’ailleurs amené avec lui l’autobiographie de Carter qu’il est en train de lire et qui fera l’objet dans son disque suivant d’une chanson énergique et très engagée où il chante : « It’s a shame to live in a land where justice is a game » !

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Lors d’une discussion, David apprend à Dylan l’existence du pèlerinage gitan des Saintes Maries de la Mer et de Sainte Sara, leur protectrice.

Alors en pleine crise avec Sara, Dylan est troublé : Sara, Sainte Sara, les gypsies qui l’ont toujours fasciné… Quand David lui propose de se rendre aux Saintes-Maries où le pèlerinage vient de commencer, il s’enthousiasme. Le soir même, ils prennent la route (de nuit) avec la Renault 16 louée par Yannick. Dix heures plus tard, ils traversent la Camargue et arrivent à six heures du matin aux Saintes Maries de la Mer.
En se rendant dans un café, ils croisent un petit groupe de musiciens dont Manitas de Plata. Dylan raconte qu’il a passé la nuit à écouter Manitas de Plata autour d’un feu de camp (il ne prend pas sa guitare, ne voulant pas qu’on le reconnaisse). Martin dit qu’il ne lâchait pas des yeux les doigts agiles de Manitas sur sa guitare.

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Robert Martin raconte : « Nous allions quitter le centre-ville, quand brusquement, nous faisant face à vingt mètres, Manitas, au bras d’une femme, une petite quarantaine, jupe courte, gouailleuse. David baisse la vitre de la voiture.
— Mais je te connais…, dit le Gitan comme s’il s’adressait à quelqu’un de son peuple, avec la hauteur de celui à qui l’on ne parle que s’il le veut bien.
— Et celui-là à côté, tu le connais ? Il veut que tu lui apprennes la guitare. La compagne de Manitas scrute le visage du passager. Elle se penche à ma portière dévoilant une poitrine brune et me demande précipitamment : — Vous avez un crayon et un papier ? Il va me signer un autographe, hé ? Manitas n’a pas jeté un regard à Bob, qui le fixe intensément, les sourcils froncés, professionnel, il ne rigole plus. — Non, répond Manitas, tu sais, je pars à New York, je passe au Carnegie Hall pendant quinze jours. Il tire la femme par le bras. — Attends, je n’ai pas eu mon autographe ! Je le vois par la lunette arrière reprendre sa route, droit, fier, indifférent, un peu saoul. La Gitane nous fait un petit signe de la main, déçue.
— Nobody stayed at Carnegie Hall for two weeks, soupire Bob ». (Dix jours avec Bob Dylan, page 47).

Très fatigués, ils cherchent un hôtel, mais en cette période de pèlerinage, tout est complet. Ils reprennent la route et s’arrêtent dans une auberge près d’Arles où Dylan s’est s’entretenu au téléphone avec Sara pendant plus d’une heure.

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L’aventure continue. Ils se rendent à Marseille où ils passent une nuit chez une copine de David, puis décident de prendre l’avion pour la Corse où David lui présente son ami Angelo. Après quelques jours où ils se régalent de charcuterie et s’enivrent de Patrimonio, ils reprennent l’avion pour Marseille où ils récupèrent la voiture pour retourner en Haute Savoie.

Concernant la date exacte de sa venue aux Saintes, dans le film de Scorsese, Dylan dit qu’il était aux Saintes-Maries le jour de son anniversaire (le 24 mai – il a 34 ans), mais Robert Martin assure, lui, que le vendredi 30, pour son propre anniversaire, il était dans l’avion pour Bastia. Il sait aussi que Dylan a fêté son anniversaire à Paris avant de venir en Haute Savoie… Dylan se souvient probablement que c’était à l’époque de son anniversaire et aura associé inconsciemment les dates.

Après cette dizaine de jours de dérive (à lire dans le livre de Martin), Dylan reprend l’avion pour New York.

Quelques semaines plus tard, il crée la Rolling Thunder Review, une tournée itinérante : « L’idée était de créer une tournée avec différents numéros sur scène avec des styles musicaux différents (…) comme les troupes de la commedia dell’arte en Italie, avec de la musique. C’est le milieu qui me convient le mieux ».
Il demande à ses meilleurs amis d’y participer : Joan Baez, Mac Guin, Jack Elliott, Allen Ginsberg le poète…, auxquels se joindront des musiciens rencontrés sur place, dont la sublime violoniste Scarlett Rivera.

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Au summum de son art, chapeau garni de fleurs et de plumes de paon, masque blanc issu des « Enfants du Paradis » (encore une histoire d’amour impossible), le film de Marcel Carné et de Prévert (tourné au Studio de la Victorine à Nice), vu quarante fois. dit-il. 

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Dans cette tournée mythique, il chante toutes les chansons de l’album Blood on the tracks, quelques uns de ses tubes, mais aussi beaucoup de créations… dont deux chansons sur Vincent Van Gogh. Dans la première, il relate brièvement son histoire (en confondant Arles et Auvers). Une chanson où il raconte les derniers instants de Vincent :

Il ramassa ses peintures et son chevalet
Ils l’ont trouvé face contre terre dans un coup droit entre deux rangées. »

(Voir : https://www.needsomefun.net/bob-dylans-song-with-vincent-van-gogh-paintings/)

Dylan ne connaît pas bien l’histoire de Vincent… Après s’être tiré un balle dans le ventre (peut-être visait-il son cœur ?), il est retourné à l’auberge Ravoux où il logeait. Il est mort dans son lit deux jours plus tard dans les bras de son frère Théo.

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La deuxième chanson est particulièrement émouvante, c’est à ma connaissance, la plus belle écrite pour Van Gogh dans laquelle il évoque le célèbre tableau Starry Night, et les gens qui n’ont pas voulu écouter Vincent.

Nuit étoilée

Avec ta  palette en bleu et gris
Tu as peint un jour d’été

Avec des yeux qui connaissent les ténèbres de mon âme

Tes ombres sur les collines
Tes croquis d’arbres et de jonquilles
Racontent la brise, les frissons de l’hiver
Et les couleurs sur le sol enneigé

Maintenant, je comprends
Ce que tu as essayé de me dire
Et comment tu as souffert de troubles mentaux
Et comment tu as essayé de les libérer

Ils ne voulaient pas écouter, ils ne savaient pas comment
Peut-être qu’ils vont t’écouter maintenant

Nuit étoilée
Fleurs enflammées qui flamboient
Nuages ​​tourbillonnants dans la brume violette
Se reflètent dans les yeux bleu de Chine de Vincent 

Couleurs changeant de teinte
Champs de grains d’ambre au matin
Visages altérés par la douleur
S’apaisent sous la main aimante de l’artiste

Maintenant, je comprends
Ce que tu as essayé de me dire
Et comment tu as souffert 
Et tu as essayé de les libérer

Ils ne voulaient pas écouter, ils ne savaient pas comment
Peut-être qu’ils vont écouter maintenant

Même s’ils ne t’aimaient pas
Ton amour est resté toujours vrai
Et quand tu n’as plus eu d’espoir
Dans cette nuit étoilée

Tu t’es tué, comme le font souvent les amants
Mais j’aurais pu te dire Vincent
Ce monde n’a jamais été fait pour
Quelqu’un aussi pur que toi

Nuit étoilée
Portraits accrochés dans des salles vides
Têtes sans cadres sur des murs sans noms
Avec tes yeux qui regardent le monde et ne peuvent pas oublier

Comme les étrangers que tu as rencontrés
Des hommes en lambeaux dans des vêtements déchirés
L’épine d’argent de la rose sanglante
S’écrase et se brise sur la neige vierge

Maintenant je pense que je sais
Ce que tu as essayé de me dire
Et comment tu as souffert
Et comment tu as essayé de les libérer

Ils n’écouteraient pas, ils n’écoutaient pas encore
Peut-être qu’ils ne le feront jamais.

Voir : https://www.paroles-musique.com/paroles-Bob_Dylan-Vincent_Van_Gogh-lyrics,p03424).

Travaillant sur Van Gogh depuis plus de quinze ans, j’ai écrit aussi une chanson sur la Nuit Étoilée, forcément bien moins belle que celle de Dylan, chantée par mon ami Didier (qui nous a malheureusement quittés).
Voir : https://www.youtube.com/watch?v=p6wHF6dNsYU

Il est dommage que Dylan n’ait pas su que Van Gogh était venu aux Saintes-Maries (je vais lui envoyer mon livre). C’est quand même étonnant que peu de temps après son passage aux Saintes, il ait écrit cette chanson…

Dans cette sorte de cirque itinérant et bohème où Dylan entraîne ses amis,
le spectacle, annoncé très peu à l’avance, se joue dans des petites salles de petites villes : « On n’avait pas assez de masques sur cette tournée, tout le monde aurait dû en porter un. Parce que quelqu’un qui porte un masque va dire la vérité » (Rolling Thunder, le « tonnerre grondant » signifie pour les Indiens « dire la vérité »).

Dans le film superbe de Scorsèse, on le voit souvent conduire le bus (et la tournée) de cette bande de musiciens et de fêtards. (22 concerts d’octobre à décembre) 

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En janvier, avec des musiciens de la Rolling Thunder Review, il enregistre « Desire », un nouvel album écrit en collaboration avec son ami Jacques Levy.
Seules deux chansons sont de Bob Dylan seul : Sara et One more cup of coffee… «entendue en rêve ».

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Cette chanson mélancolique évoque une femme aux yeux « comme des diamants dans le ciel » dont « le père lance des couteaux » et dont les sœurs, la mère et elle-même « voient le futur »… Une gitane ? Ou encore Sara, « au cœur sombre et mystérieux » :

« Tu n’éprouves pour moi ni affection
Ni gratitude ou amour
Ta fidélité ne m’est pas destinée
Elle est réservée aux étoiles…
Une dernière tasse de café avant que je ne parte
Pour le fond de la vallée ».

Sa séparation définitive avec Sara n’aura lieu qu’en 1977.

L’album « Desire », imprégné d’esprit nomade, de voyages (Mozambique, Durango, Black Diamond Bay) et de mystères, est un chef d’œuvre. Il contient aussi Hurricane, une de ses plus véhémentes protest song. Le tout dans une orchestration sublime où le violon extraordinairement touchant de Scarlett Rivera (rencontrée par hasard lors de la tournée), et les duos avec Emmylou Harris font des merveilles.

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Le film Renato et Clara, la première (et dernière) réalisation cinématographique de Dylan, tourné lors de la Thunder Review rend compte aussi de cette période troublée de sa vie où s’entrechoquent dans sa tête la peinture, les gypsies, le violon tzigane, les Saintes Maries, les déguisements… et Sara…

One more cup of coffee « entendue dans un rêve », une tournée légendaire, deux chansons sur Van Gogh, des rencontres fécondes, un film fantasque, une façon de se vêtir de se grimer…, cette virée aux Saintes Maries a insufflé à Dylan un nouvel imaginaire et un de ses meilleurs disques, un Album inspiré nommé… Désir.

Le désir, c’est toujours le désir de l’autre…, ou le désir du désir de l’Autre. Presque tout l’album, à part Hurricane et Joey, parle plus ou moins clairement de Sara :
Dans Isis, il raconte que n’ayant pas pu garder sa femme, il part sur les routes, déterre un cadavre, puis revient et restera si elle veut encore de lui. (Dylan est au piano, violon tzigane de Scarlett).
Mozambique est une chanson légère, estivale, amoureuse…, un souvenir ?
One More Cup Of Coffee,  c’est bien sûr Sara, « au cœur sombre et mystérieux », devenue gitane et voyante. (Une de ses plus belles chansons avec un duo émouvant avec Emmylou Harris et le violon obsédant de Scarlett).
Oh Sister, est une chanson touchante où il demande à sa sœur de ne pas se fâcher avec lui. (Il n’a pas de sœur).
Romance In Durango, un western Mexicain dont les deux derniers vers sont :
« Bientôt le désert aura disparu Bientôt nous pourrons  danser le fandango. »
Black Diamond Bay
(je l’ai écoutée en boucle à Santorin).
Là encore, les derniers vers :
« On dirait qu’à chaque fois qu’on se retourne
On va entendre une autre histoire malheureuse
Et personne ne peut rien en dire
Quoi qu’il en soit, jamais je n’ai projeté d’aller
A la baie du Diamant Noir. »

Et dans Sara, Dylan s’excuse des méchancetés qu’il lui a dites dans Idiot Wind et Sara est redevenue « sweet live of my life ».


A suivre… J’étudie la peinture de Dylan et continue, avec la précieuse aide de Robert Martin, à chercher à tirer les fils de ces jours vagabonds de rambling Bob Dylan et de ses amis.
Comme pour écrire cet article, j’ai lu ou relu plusieurs 
livres sur Dylan, je travaille aussi sur une mini biographie chronopsy (il y a autant de biographies que de biographes) où je vais tenter de dire ce que j’ai compris de la vie de Robert Zimmermann.

À lire le livre riche d’aventures et de réflexions de Robert Martin : Dix jours avec Bob Dylan, Éditions Ptyx

 

 

 

 

 

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