Home

9CB5CC5D-B754-48EE-9DE9-D84009CCC2C9

63BF8365-AA06-4291-880F-655FFBF9698E


Au vernissage de l’exposition des « Starry Days » à la Galerie Laure Matarasso, Jean Mas nous a livré son « trouble »…

Impression de Jean Mas – troublé…

Les toiles et l’étoile de Vincent Van Gogh

Nous sommes en présence d’une écriture qui se joue de la lettre (des lettres), lettres qui se donnent à voir par leurs absences. Ces lettres composent un texte à dessein, de nous prendre par le noir et le blanc comme lecteur. Omniprésente par leurs absences, elles nous informent du sujet de l’œuvre.
C’est de l’évanescence d’une écriture de la lettre qui par sa disparition, trace la composition entre  le voir, le lire et l’entendu d’un entendement qui révèle le sujet de l’œuvre par un usage marginal de la langue, fondement d’une nouvelle expression artistique !

Rêves

Ateliers d’artistes :


——-

Article de Michel Gathier :
https://lartdenice.blogspot.com/2020/01/alain-amiel-starry-days.html?fbclid=IwAR3KuuFYyWtGf1YP3_Lh80wmxrK5w2dKK8NVsv2uF-NDx5YgdGTXkU7UprU

Alain Amiel, « Starry days »

A l’inverse d’un espace, la nuit n’est que feu et lumière recroquevillés sur elle-même, jusqu’à leur anéantissement. Mais comme l’écrivait Henri Michaux, « La nuit remue », et voici qu’alors elle se donne à lire comme une page obscure traversée de signes lumineux, d’étoiles, de griffures comme autant de mots étouffés qui se soustraient au sens mais aspirent à une autre lisibilité.
Dans ses dessins, Alain Amiel dresse cette cartographie de l’incertitude et des rêves. On y devine cet acharnement à déchiffrer ces territoires de l’art dans l’épaisseur de leur mystère quand ils convoquent l’ombre tutélaire de Duchamp, Matisse, Giacometti  et de tant d’autres avec, bien sûr, la figure de Van Gogh omniprésente dans son travail.
L’écrivain et le dessinateur réactivent le miracle de Van Gogh, mais de l’autre coté du miroir. Comme le psychanalyste, il sonde le négatif de son œuvre, cette transmutation d’une obscurité intérieure en une lumière folle, éruptive, qui bouleverse Jusqu’aux racines de notre vision et de nos croyances. Qu’on se rappelle les premières œuvres du peintre et ces natures morte engluées dans l’ocre éteint des natures mortes. Puis les autres prises dans la folie incendiaire de la matière colorée.
Dans un strict noir et blanc, les dessins d’Alain Amiel font danser les étoiles dans une cérémonie initiatique. Les racines hantent le ciel. Tout est creusé, découpé dans la masse d’une nuit d’où surgissent les spectres d’une histoire ancienne qui murmurent notre présent. N’y subsistent que le rythme et la pulsation du monde. On y pressent les rudiments d’une grammaire primitive, fondamentale, que seul l’art pourrait dévoiler. Aussi le dessin devient-il, dans sa nudité brute, sans traits, par le seul conflit du noir et du blanc, cet espace qui fait parler la nuit, en révèle ce souffle vertigineux qui proclame ce que nous sommes.
Librairie-galerie Laure Matarasso, Nice
——

Article de Nicole Laffont

 


Etoiles filantes et lune incertaine,
Alain Amiel brise les codes chez Matarasso

Bien-sûr Van Gogh et ses ciels étoilés. Bien sûr Lacan et ses écrits obscurs. Bien sûr les livres (édités, lus, interprétés, écrits)… Un vécu dense, polymorphe, riche, foisonnant. Des talents multiples et une curiosité à fleur d’âme.

Alain Amiel a beaucoup étudié, beaucoup contemplé, beaucoup aimé les artistes et surtout Vincent. Il s’est beaucoup interrogé aussi sur les ferments de la création, sur cette nécessité troublante qui pousse certains êtres à prendre la plume, la cithare ou les pinceaux. Dans une frénésie que plus rien ne peut interrompre tant est vif le désir de dire, de transmettre, de laisser une trace.

Nul le sait comment cet ancien éditeur, écrivain, critique d’art, cinéaste à ses heures, a glissé sur la feuille blanche un soir d’insomnie, armé de feutres sombres et d’une furieuse envie de traquer les étoiles dans des paysages nus, des ateliers d’artistes ou des scènes de genre en pleine nature. Toujours est-il que le résultat capte l’attention, surprend et chavire.

Nous sommes face à des dessins, exposés à la galerie Matarasso, qui en disent long sur la vie, l’art et la psychanalyse. Alain Amiel a choisi d’obscurcir, de foncer la réalité. C’est grâce à des petites parcelles de blanc laissées intactes sur la feuille qu’apparaissent les figures. Elles ne sont donc pas dessinées, simplement révélées. Une écriture singulière et énigmatique.

 

9F865726-657F-4566-8A0B-03AE2814A1DC

Ma préférence va vers l’immensité profonde, mer, océan ou no man’s land, dans laquelle apparaissent vaguement quelques silhouettes évanescentes. On ressent ici une sorte d’extase. Fascination mêlée d’effroi face à cette beauté froide, cette finitude, cette incapacité à être. Aux confins de l’absolu, de l’infini.

——-

 

Article de Marcel Alocco dans Perform’Arts

ALAIN AMIEL DANS LES ÉTOILES

Mardi, 14 Janvier 2020 14:26

D’abord éditeur, Alain Amiel s’est confronté à toutes les disciplines au fil des auteurs qu’il a publiés, ce qui l’a intéressé à l’art sous diverses formes. Captivé par Van Gogh, il publie sur sa vie et son œuvre des articles et des livres [ « De Vincent à Van Gogh » « Vincent revisité » « Vincent Van Gogh à Auvers-sur-Oise – 70 derniers jours »] et sur d’autres sujet comme « Modigliani à Nice et Cagnes-sur Mer » et avec Jacques Matarasso « Mémoires – rencontres inopinées ».]

Exposition


Il réalise aussi des courts-métrages thématiques (Sur Van Gogh, Modigliani, Bacon, Vinci, Duchamp, Freud, Lacan, etc…) Ses explorations historico-critiques sont accompagnées d’illustrations significatives en noir et blanc, qui s’inscrivent dans des espaces étoilés, que Jean Mas qualifie d’ «
écriture qui se joue de la lettre ». Des figurations qui demandent la complicité du regardeur, car Il faut partager ses intérêts culturels pour décrypter ses propositions dans son écriture d’images critiques un peu  « rorschachtiennes », propre à diverses interprétations sur Duchamp, Rothko, Van Gogh, Giacometti, Yves Klein ou la Synagogue…

La librairie-Galerie Laure Matarasso (46 boulevard Risso, NICE 06300) a récemment montré un ensemble de ces desseins-dessins qui rétrospectivent son parcours. À cette occasion Jean Mas a écrit sur cet « usage marginal de la langue ».

M.A.

Publicité

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s