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Three Tumblers, 2018
Huile sur toile, 110×120 cm

Dans cette très récente galerie, un bel espace en étage, Nathalie Nelis et Philippe Murris ont choisi de nous faire partager leurs coups de cœur. Après Ronan Barrot, leur actuelle exposition présente les œuvres de Daniel Clarke.

 « Maintenant j’habite ici », le titre de cette exposition est une affirmation qui s’adresse au regardeur, mais qui pourrait aussi bien être une expression de réassurance pour le peintre, comme si après avoir cherché un lieu de vie, il l’a enfin trouvé. « Maintenant » indique aussi une temporalité. Peut-être demain, habitera-t-il ailleurs ? 

Daniel Clarke, né à New York de parents irlandais, a choisi après ses études de dessin et d’art quitter sa ville pour Paris où il s’est installé. 
Il peint, sculpte et dessine. Trois techniques qui semblent l’amener à visiter des univers très différents.  
Ses grands dessins à l’encre de Chine de feuillages (de figuiers, de lauriers, de citronniers, etc.) une douce mélancolie, un charme désuet et pourtant inspirant. Les feuilles tout justes esquissées, peintes au trait d’une main douce et nonchalante sur des fonds sombres très décalés dégagent une présence très rassurante. Ils se déclinent parfois en aquarelles presque monochromes.

Citronnier IX, 2020
Encre de Chine sur Japon, 94 x 64 cm

Sa peinture est en revanche très colorée, une affirmation de la couleur qui se redouble par des arrières-plans de grands aplats de couleurs franches pour évoquer des horizons, des ciels, des murs.
Sur ces décors simplifiés, des personnages s’imposent. Seuls ou en couple, ils semblent pensifs ou tristes, en arrêt, détachés de ce qui les entoure. 
Dans certains tableaux les figures sont décadrées, les têtes sont en dehors du tableau, accentuant une impression d’insolite, d’une étrangeté bizarrement très colorée. 

Yuma, 2020
Aquarelle et pastel sur papier, 105 x75 cm

Ses sculptures sur tilleul massif, un bois très veiné rarement utilisé, apparaissent paradoxalement comme les plus sombres des œuvres de Daniel Clarke : corps enchevêtrés, têtes de mort, visages torturés s’extrayant malaisément de la matière.

Lionness Hercules and the Dragon, 2009
Bas relief en tilleul massif, 140 x 70 cm

La palette des expressions de l’artiste montre son besoin de dépassement, de délocalisation. Être ici mais se sentir ailleurs. 

Jusqu’au 15 janvier 2022.
Visite privée sur rv du lundi au samedi et le jeudi en soirée jusqu’à 20 h 30.
21 boulevard Dubouchage Nice
Mail : contact@21Contemporary.com
Site : www.21Contemporary.com
Tel : 06 13 24 72 64

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