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La représentation simple du corps humain avec des couleurs. C’est aussi ancien que la peinture. Son approche expressionniste également. Pourtant les portraits de Marlène Dumas (elle ne fait pas autre chose) sont troublants, vrais, dérangeants. La sexualIté confrontée à ses désirs obscurs est présente : directe, ne trichant pas, ne racolant pas. Un corps qui se heurte à sa représentation : humilié, offert, plutôt passif. Sa peinture représente des gens simples : des amis, sa fille, des femmes dans la rue ou dans la chambre. Elle travaille à partir de photos, d’images. Ses modèles sont le plus souvent nus, nous regardant, un peu plus grands, peut-être pour nous impressionner. 

La peinture de  Marlène Dumas est expressive, à grands coups de brosses, les contours imprécis. C’est la couleur qui dit l’essentiel. Grâce à ses tons plutôt froids, elle explore la sensualité, la sexualité : elle détourne des images pornographiques, nous les renvoie comme nettoyées de toute concupiscence. Elle peint également de très nombreux lavis, des petits portraits de gens proches ou célèbres (série des Great Men : Pasolini et sa mère, Fassbinder, Gogol, Bacon, Proust, Verlaine, etc.) qu’elle accompagne de petites biographies ou de citations, comme si elle cherchait en peignant d’en apprendre un peu plus sur eux, sur leur personnalité.

Il y a dans sa peinture, en plus de ses choix très fins de couleur,  quelque chose de simple et de direct, un côté dépouillé qui tranche avec la femme volubile et généreuse qu’on découvre dans une vidéo. 

Toutes photos copyright Alain Amiel et Danielle Bocchino

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